|
Des dizaines de personnes se sont déplacées, le 31 janvier 2010, au Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris pour répondre positivement à l’appel de l’association Tamaynut-France. Une action qui s’inscrit dans un processus de soutien en faveur des détenus du village de Taghjijt arrêtés après leur participation, le 1er décembre 2009, à une manifestation pacifique revendiquant des droits socio-économiques et culturels. Ils sont condamnés à des peines de prison très lourdes par le tribunal de première instance de Guelmim.
Sur le Parvis Droits de l’Homme au Trocadéro, les organisateurs ont exposé les photos des détenus et des banderoles revendiquant leur libération immédiate. Les militants amazighs et les responsables représentant le tissu associatif en France ont pris la parole pour exprimer leur solidarité en faveur des détenus et dénonçer l’intervention barbare des Forces de l’ordre marocaines contre les manifestants de Taghjijt. A cet egard, les responsables des associations TAMAYNUT-FRANCE, AZAL, TAMAZGHA et fédération GAYA, ainsi que militants indépendants, , ont expliqué aux journalistes présent, le contexte politique de ces arrestations, les réclamations des manifestants, le rapport entre les revendications identitaires amazighes et les exigences socio-économiques, ainsi que l’évolution de la question amazighe au Maroc. Les intervenants ont mis également le point sur le fait que ces arrestations s’intègrent dans le cadre d’une stratégie étatique, entamée depuis plusieurs années, visant à dissocier les revendications identitaires amazighes aux revendications socio-économiques. Dans ce sens, ces arrestations constituent la suite de celles des étudiants du Mouvement culturel amazighe à l’Universités, de Tinghir, de Boumal n Dades, de Sidi Ifni… A la fin du rassemblement, Tamaynut France distribua un communiqué de soutien et déclara sa détermination à poursuivre ses actions de soutien jusqu’à la libération des détenus.
|